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23/03/2008

Regard critique "défensif"...

Le manque de résultats, l'impression (qui n'en est plus une !) de revivre des scénarios répétitifs de "sauvetage" ou de "naufrage" dans la douleur chaque saison, le sentiment réel d'avoir toujours les mêmes éléments à commenter ou à retenir, m'amènent néanmoins à reprendre la plume après avoir découvert le nouveau naufrage défensif de nos bleus (ils ont retrouvé leur couleur, ce qui ne donne pourtant pas raison aux plus superstitieux d'entre nous !) sur la vidéo du match Brest-Niort.

Demander de la rigueur défensive dans une saison qui nous classe parmi les plus mauvais élèves du championnat tombe sous le bon sens. Or, entre le discours du vestiaire et la tenue de ces consignes sur la pelouse, se déroule une bien étrange transition qui bouleverse la donne et qui redistribue toutes les cartes.

Poyet, dès la 2ème minute, met très vite fin aux discours d'avant-match et à tous les entraînements de la semaine prônant grande rigueur et fermeté défensives. Allez jeter un oeil sur la séquence du premier but brestois. La première possession de balle bretonne se transforme en attaque décisive et meurtrière...Désopilant non?
En supporter assidu et passionné du ballon rond sans connaître avec précision les règles du tableau noir et les dispositifs tactiques, je m'interroge...

-Niort n'était pas rentré dans son match? On peut l'imaginer tant les passes bretonnes paraissent aisées et sans discussion. Faut-il s'offrir un handicap pour lever les yeux et se mettre "vraiment" à jouer? Sans doute...Gagnier, revenant parmi les revenants, s'est sans doute posé la question et a montré que son coup de patte n'avait finalement pas perdu autant de superbe qu'il en avait l'air depuis des mois...

-Marquage individuel? Une notion qui doit parler à tous, et notamment aux défenseurs vis-à-vis des attaquants ou offensifs qu'ils ont à surveiller. Or, en trois minutes de vidéo, l'origine du naufrage tient son problème central dans l'absence (oui, oui, certains brestois ont eu tout loisir de centrer et de se démarquer pour offrir l'Occaz' ) ou la déficience défensive. Je préfère personnellement un joueur dépassé techniquement commettre une faute sur son adversaire, qu'un joueur tout aussi dépassé par le rythme ou l'action de jeu qui ne marque plus son vis-à-vis...

Le but de ce sport est de marquer des buts. Je dis oui ! Il est aussi d'éviter d'en prendre, tout en reconnaissant parfois la supériorité de l'adversaire (heureusement!). Cependant, il est lassant de voir notre équipe si vite se désagréger et venir à exploser pour des paresses défensives ou des gestes dangereux non maîtrisés qui conditionnent le résultat d'une rencontre. Dans ce registre, nous avons perdu des points et essuyé pas mal de déconvenues.

Vous me direz qu'il faut aussi faire une place au stress, à la fébrilité et à la spirale des mauvais résultats qui en viendraient à déstabiliser les meilleurs défenseurs. J'en conviens. J'observe aussi qu'il y a surtout dans cette déshérence défensive, un mauvais positionnement laissant trop de liberté à l'adversaire.

Notre équipe doit travailler ses phases défensives pour s'offrir des rencontres qui "sourissent" (sic). Travailler devant le but, c'est bien. Mais n'oublions pas ce secteur défensif qui constitue la clé de voûte à l'arrière de l'édifice et du dispositif tactique général. Je ne vois pas de cohérence derrière, plus de liant. Chaque incursion adversaire constitue un défi perpétuel, parfois sous-tendu par un geste individuel héroïque. Le héros s'apparente pour moi aujourd'hui à un défenseur qui s'astreint à son rôle de marqueur "à la culotte" de l'adversaire, jouant du coude et du corps à corps pour le pousser à l'erreur. Ni plus ni moins ce que j'ai appris dans ma petite école de foot à deux pas de chez moi. Mais pourtant tant...

En résumant à l'excès, marquer des buts, marquer l'adversaire et donc marquer les points nécessaires à notre Salut. Amen et Allez Chamois.