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29/03/2008

Niort-Libourne : la victoire de l'espoir...

Espoir. C'est sans doute le mot à la mode depuis hier soir et ce précieux-nécessaire succès face à Libourne. Les Chamois ont obtenu cette victoire avec manière et sérieux dans toutes leurs initiatives, qu'elles soient offensives (deux nouveaux buts marqués , dont le 3ème but en deux matchs pour Laurent Gagnier) ou défensives (cage de Klein inviolée). Le scénario de la rencontre a pris des allures d'apaisement dans une soirée qui s'annonçait volontiers crispante.


Benoit Leroy en détonateur

Dans une telle situation avec obligation de faire le jeu pour désarçonner la défense adversaire, il n'est pas toujours aisé de trouver rapidement la faille. Souvent, la patience et le travail de sape progressif constituent des vertus nécessaires au dénouement tant attendu.
En assenant une première banderille dans les filets de Pionnier, les Chamois se sont posés en patron de la rencontre et de leur destin. Leroy a montré la règle du jeu, en profitant d'une belle remise venue côté droit par Biger (13'). Notre équipe n'a pas eu la tentation de trop reculer par la suite pour offrir l'emprise du jeu à son adversaire. Bien disposés, usant d'un pressing individuel tous azimuts, les Chamois ont récupéré les ballons relativement haut, sans occasionner de dangers pour leur arrière-garde, poussant par la même occasion leurs adversaires à commettre des fautes. Tout suspense aurait pu être revu favorablement à la baisse si, à deux reprises dans les 5 dernières minutes du premier acte, Gagnier n'avait pas raté le cadre girondin (40' et 41' minutes).


Niort double la mise

Partie remise pour Gagnier à l'entame d'une seconde mi-temps lancée selon les mêmes intentions. Avec détermination, il catapulte sa tête devant Pionnier, sur un service de Ferrier (50'). Forts de cet avantage significatif, les Niortais ne font rien lâcher ou presque, avec toujours autant d'abnégation dans l'effort et l'initiative collective ou individuelle. A peine note-t-on un coup franc bien botté par l'inévitable Claudiu Keseru qui met à contribution un Klein vigilant ou un tir de Faivre esseulé dans la surface heureusement dirigé vers les...panneaux publicitaires.
Pourtant, M. Buquet allait mettre un grain de piment dans cette fin de rencontre en sifflant une faute illicite de Lebrun dans la surface de réparation. Keseru, en bon buteur maison, se chargeait de la mission pénalty pour ramener les siens dans la course aux points à la 88'...5 bonnes minutes à goûter aux joies de la tension, aux peurs d'une égalisation. C'était oublier que les chamois s'accrochaient à leur précieux sésame de points sans encombre, comme l'huître à son rocher. Ouf. L'espoir reste permis. La banquise des Pingouins avait hier soir des allures de gros iceberg tout disloqué.