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08/04/2008

Nantes - Niort : match nul dans deux directions différentes

Canaris et Chamois, dos à dos :

Tout d'abord, saluons ce résultat très positif obtenu grandement avec la manière, chez un adversaire qui compte ses défaites sur une seule main et qui a récolté 35 de ses 63 points à la maison - ce qui en fait un leader incontestable dans cette catégorie -. Avec un zeste de réussite supplémentaire (face à face Leroy-Heurtebis, claquette de ce dernier sur la tentative Konaté, mauvais choix de Djibril optant pour un essai personnel...), les Chamois auraient pu remporter le pactole face à des Canaris plutôt pâles, souvent peu inspirés face aux équipes qui se battent pour éviter le pire (cf. la visite de Libourne St Seurin), et probablement émoussés par leur visite 3 jours plus tôt à Troyes.

Un point de pris en pleine guerre du maintien :

Pour le compteur individuel des Niortais, ce point est précieux puisqu'il permet de gratter un point sur Dijon, premier non relégable. Au regard des autres résultats, force est de constater que la lutte est féroce, acharnée, indécise. On constate un resserrement manifeste de toutes ces équipes combattantes pour leur maintien : Boulogne, Libourne, Reims, Amiens et Niort ont marqué des points. Dijon défait en Gironde, voit se rapprocher à deux petites encablures une meute de Chamois et de Pingouins, pendant que Gueugnon semble tirer un rideau définitif sur sa forge. Les oppositions directes des 7 dernières journées ne vont pas manquer de piment. Blood a déjà donné le programme de la prochaine bataille, la 32ème !

Un match nul en 3 épisodes :

->"le prix du dépaysement" : ces entames de matchs sont toujours difficiles à négocier dans ce genre d'enceinte (repères sur le terrain, obligation de résultat, gros public...). Si peu qu'une toile soit servie par Couturier sur la première vraie incursion nantaise et le corner qui suit fait mouche. Partie de billard français en trois bandes dans les 6 mètres niortais. Guillon parachève un travail élaboré par Dossevi, bien trop seul, et Bagayoko mangeur de poteaux. Nantes 1 - Niort 0 : Guillon 12'

->"Réaction spontanée" : les Nantais ne vont savourer leur avantage que quelques instants - 2 minutes précisément. Sitôt, la remise en jeu effectuée, et après quelques escarmouches en milieu de terrain, les Niortais reviennent à la marque par un maître centre de Biger sur la tête piquée de Konaté. Deux pertes de balles des Canaris en milieu de terrain, un décalage côté Biger, un débordement et le grand Konaté en pleine extension qui enrhume ses opposants gardien compris d'une tête imparable. L'image NR du jour est magnifique (photo de Konaté sur l'action). De notre parcage, ce n'était pas mal non plus. Nantes 1 - Niort 1 : Konaté (14').

->"Le canari déjoue, le chamois guette" : après un premier quart d'heure riche en bouleversements et en actions décisives, on peut aisément traduire le reste du match en ces termes.
Les Nantais bafouent leur football (erreurs techniques, manque d'agressivité), peinent à s'approcher des cages de Klein, ne pouvant compter que sur des coups de pieds arrêtés (CF de Bagayoko, quelques corners...) et des frappes lointaines de Guillon, premier artificier de la soirée (51' et 76'). En face, les Niortais, regaillardis par ce retour express au score, montrent le visage d'un élève appliqué, solidaire, courageux devant un sujet compliqué à résoudre. Mieux devant la léthargie nantaise et sous les sifflets des locaux en direction des leurs, Niort s'exprime volontiers sur la moindre miette laissée par l'adversaire, au prix de récupérations de balles faciles et d'appels sur les ailes. En l'espace de 2 minutes (le chiffre clé de la soirée !), Konaté et Leroy passent tout près de la décision : le premier, anodinement placé pour faire briller Heurtebis d'une claquette (54') ; le second, un poil dans le dur et se faisant sucrer le ballon par son dernier vis-à-vis (56'). Le reste est affaire de mise en place avec un bon quadrillage du terrain, un casse-tête chinois que les Nantais n'ont finalement jamais pu résoudre.

N'oublions pas quelques faits de matchs restés finalement sans conséquences et pourtant importants sur la ligne de conduite des joutes à venir :

-la blessure de Gagnier (42')
-l'expulsion de Périatambée (77')


Il régnait un semblant de promiscuité dans ce bout parcage qui nous avait été réservé. Finalement, le groupe des tribunes a fait corps avec le groupe du terrain, solidaire par des encouragements nourris et continus, venant saluer l'opiniâtreté récompensée de Chamois valeureux. Ce très bon résultat incite à espérer en nos chances. Nos 4 matchs à domicile sur les 7 derniers du parcours final traduisent une importance vitale (une idée qui a un parfum de déjà vu...).