02/08/2008

Chamois - Pacy-sur-Eure : faux départ ou vrai rôdage?

La découverte et l'ignorance, l'inexpérience et l'immaturité d'un groupe de jeunes joueurs. Les palabres allaient bon train autour de moi avant, pendant et après ce premier rendez-vous de National. Pour une première estivale scandée par l'accueil d'un promu normand qui ne parle qu'à quelques historiens et statisticiens footeux, 2500 curieux sont venus observer la tenue de cette jeune classe enrubannée des Fischer, Gonzalez et Perez-Garcia comme bons samaritains et guide de longs trajets.

Tandis que Van Halen bafouillait son sacrosaint "Jump" dans les travées de René-Gaillard, les 22 acteurs se présentaient sur le gazon deux-sévrien fraîchement arrosé. Vêtus de noir et de jaune côté pacéen (non sans rappeler les parures d'un Wasquehal tombé dans l'oubli), d'un bleu "Roi" (osons le terme) estampillé Errea côté chamois, un bleu d'union sacrée logo sur le plexus (sic), écusson Leclerc sur le cœur (sic bis), la ligne de départ pouvait désormais être franchie.

La traditionnelle phase d'observation entre les deux camps se faisait récurrente. Les équipes montraient de l'application mais cantonnaient leur duel à une joute de milieu de terrain sans vraiment que l'une d'entre elles prenne vraiment l'ascendant. Pourtant, au petit jeu du "je t'aime moi non plus", ce sont les pacéens qui contrôlent et dirigent le jeu sans être vraiment dangereux. A noter toute de même de belles promesses individuelles du côté de M'Bessa ou de Bezzou. Côté niortais, De Géa fait le boulot sur le côté et apporte du grain à moudre devant la surface de réparation normande, tentatives vaines en dépit des intentions.

Bref, le temps s'egréne passablement sans que les niortais puissent s'offrir la plus petite des occasions. La faute à qui? Sans doute des adversaires venus défendre et sauver un maigre mais encourageant butin, sans doute également aux niortais eux-même pris au piège d'un exercice de style amené à se répéter et envahis par la pression d'une première d'une grande et longue tournée.

Les discours de la mi-temps porteront ils leurs fruits? On y croit forcément. D'ailleurs, Camara à l'entraînement pendant la pause amène l'espoir d'un changement (on apprendra ultérieurement que Desserne s'est ressenti d'un gêne handicapante). Le retour des vestiaires s'effectue sans autre changement. Dans le jeu, les intentions niortaises sont plus fortes et le jeu prend d'un coup une dimension plus haute dans la moitié de terrain pacéenne. Des espoirs qui tournent court tant la difficulté paraît tel pour arriver à franchir l'un des deux rideaux dressé sur la route de l'offensive en guise de garnison. De Géa s'essait bien de plus loin mais le bloc est compact et le portier veille attentivement.

Les pacéens profitent même des largesses d'une défense devenue moins solidaire pour placer quelques escarmouches. Pontdemé est également vigilant dans un match qui sent le camouflet.

A la 75', la rencontre faillit basculer. Les entourloupes de Perez-Garcia au milieu de la garnison font des miracles, un, deux, trois joueurs dans le vent, suivies d'une frappe limpide qui s'écrase sur le poteau droit du gardien. C'est bien dommage. Le dernier quart d'heure retombe dans la monotonie en dépit des derniers assauts du temps additionnel.

Pacy arrache son match nul, niort se contente d'un petit galop, porte d'entrée sur l'univers impitoyable du National. Avec un groupe groupe remodelé, une équipe recomposée, des joueurs explorateurs de cet échelon, ne faisons pas la fine bouche et laissons travailler ce club dans la séreinité pour y voir les progrés successifs et la montée en puissance, au détriment de l'exigence immédiate de certains.

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